mardi 28 avril 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 27 avril 2015

LE CAPITALISME : UN ORDRE SOCIAL INHUMAIN À RENVERSER

Dans quel monde vivons-nous ? Des milliers de femmes et d’hommes fuient la misère, les bombardements ou des dictatures sanguinaires. Partis de Syrie, d’Erythrée ou d’ailleurs en Afrique, ils errent d’un camp à l’autre quand ils ne sont pas capturés et torturés par d’infâmes crapules. 
Une fraction d’entre eux risquent leur vie pour atteindre l’Europe et tout ce que les dirigeants européens trouvent à leur dire, c’est « restez dans l’enfer où vous êtes » ! Pour un être humain normalement constitué, c’est une monstruosité. 
Les dirigeants de ce monde de plus en plus inhumain veulent nous convaincre que ce n’est pas de leur responsabilité et que cela ne nous concerne pas. Et, puisque l’on ne peut pas « accueillir toute la misère du monde », il n’y aurait rien à faire.

mardi 21 avril 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 20 avril 2015

L’EUROPE CAPITALISTE CONDAMNE À MORT LES MIGRANTS 

Combien d’enfants, de femmes et d’hommes sont morts noyés dimanche dans le naufrage de leur embarcation au large de la Libye ? 700, 800, 900 aux dires de certains survivants ? On ne le saura peut-être jamais, mais ce naufrage fait suite à d’autres tout autant effroyables.  
Quand cette hécatombe cessera-t-elle ? Combien de Syriens, d'Érythréens, de Soudanais ou de Somaliens devront encore mourir aux portes de l’Europe avant que l'Union européenne daigne lever le petit doigt ? 
Avec la multiplication des passeurs sur les côtes libyennes et l’afflux de migrants ces derniers mois, l’urgence de la situation était connue. Et qu’a fait l’Union européenne ? Elle a refusé de participer au financement du dispositif de sauvetage mis en place par l’Italie qui avait fait ses preuves en sauvant 150 000 vies. 

lundi 13 avril 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 13 avril 2015

Front national : comment concilier racisme et arrivisme

Les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, Pétain et la défense de « l’Europe boréale et du monde blanc », ont été celles de trop pour Marine Le Pen.
Le racisme ordurier de Jean-Marie Le Pen est notoire, il lui a valu nombre de condamnations. Mais il lui a aussi donné un crédit politique auprès de tout ce que le pays compte de réactionnaires. C’est sous cette marque de fabrique qu’il a réussi à rassembler dans un même parti les nostalgiques de Vichy et de la France coloniale, les intégristes catholiques et les admirateurs des régimes autoritaires.
Lorsqu’en 2011, Marine Le Pen prend la relève de son père, elle assume tout l’héritage politique, racisme et provocations antisémites de son père compris. Et elle déclare admirer « la droiture, la noblesse d’âme, la persévérance » de son père.
La voilà aujourd’hui vent debout contre les sorties de son père. Leurs convictions sont-elles devenues incompatibles ? Non. Marine Le Pen ne reproche pas à son père sa haine xénophobe. Elle lui reproche de ne pas tenir sa langue.

lundi 6 avril 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 6 avril 2015

Faire du 9 avril un succès et aussi le début d’une prise de conscience

La CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent, ce jeudi 9 avril, à faire grève et à manifester. Il faut que les travailleurs révoltés par les licenciements, la montée du chômage, la précarisation des emplois, le recul incessant de leur pouvoir d’achat, se saisissent de cette occasion pour s’exprimer.
Il faut qu’ils saisissent cette occasion aussi pour exprimer leur écœurement envers ce gouvernement qui se dit socialiste mais qui mène la politique voulue par le grand patronat et les banquiers, avec autant de servilité que l’a fait la droite sous Sarkozy, l’hypocrisie en plus.
Dans sa volonté de réserver une part croissante de son budget aux grandes entreprises capitalistes et aux financiers, le gouvernement marche sur les pieds de bien des catégories sociales. Nombre d’entre elles, des notaires aux médecins, des huissiers aux buralistes, sont descendues dans la rue pour protester. Les seuls qu’on n’a pas réellement entendus, ce sont les travailleurs, les chômeurs, qui subissent, dans toute leur férocité, l’avidité patronale et la crapulerie gouvernementale.