vendredi 25 avril 2014

Réaction de André MOULIN (LUTTE OUVRIERE) à l’article sur l’Eglise NOTRE DAME

Comme il fallait s’y attendre, le maire actuel annonce la reprise des travaux dans l’Eglise NOTRE-DAME.
 
LE COUT DES TRAVAUX
Depuis les années 80 les contribuables paient pour cette église qui n’aucun caractère historique ou patrimonial reconnu et donc aucune aide extérieur.
Si le cout des travaux était clairement identifié sous la municipalité KIZIRIAN, il n'en était pas de même sous celles de BADET et DUCARRE.
Quand j’étais conseiller municipal d’opposition j’avais demandé à M. DUCARRE le montant des travaux déjà engagés et n’ai pas eu de réponse. "Les archives ne sont plus là", m’avait-on répondu.
L’addition totale est de toute façon lourde : 5, 6 ou 7 millions déjà dépensés ? Le saura-t-on un jour ?
A cela devrait s’ajouter 1 million d’euros si M. REYNAUD lance les travaux à l’intérieur. Et cela sera certainement plus car cet édifice nous a habitués à bien des "surprises".
La totalité du cout des travaux est supporté par les contribuables car il n’y a aucune aide de l’état, de la région, du conseil général ou d’une fondation.
Le diocèse n’est pas prêt à verser même un euro et, contrairement à ce qui se passe dans certains villages ou villes, aucun collectif ne s’est créé pour collecter des fonds pour aider la municipalité à payer les travaux.
On n’a pas vu les fervents défenseurs de l’église vendre des brioches pour recueillir des fonds.
Il faut aussi préciser que le diocèse, lors des discussions, ne s’est pas montré ouvert à ce que l’église puisse servir, même partiellement, à autre chose comme cela se fait ailleurs.
Le député, au-delà des ses déclarations, n’a pas fait jouer ses relations pour obtenir  des financements et n’a pas puisé dans sa cagnotte.
Les contribuables sont donc seuls à payer. Tous les contribuables, même ceux qui ne sont pas catholiques, pas pratiquants.
Deux autres collectivités religieuses locales, les chrétiens arméniens et les musulmans, n’ont pas hésité et n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour se doter de lieux de cultes, en ayant financé les uns la nouvelle église arménienne et les autres en recueillant des fonds pour financer leur nouvelle mosquée.
Ils n’attendent pas que cela soient les contribuables qui paient, à la différence de l’église catholique.
Si M. REYNAUD lancent les travaux, il faudra trouver le financement et faire des choix budgétaires dans un contexte de recul annoncé des aides de l’état de la Région, du conseil général, de Saint-Etienne Métropole : renoncer à des projets utiles à la population ou augmenter les impôts.
A moins qu’il connaisse un faiseur de miracle qui multiplie les euros comme celui qui multipliait, jadis, les pains et les poissons.
 
LA CONSULTATION
S’il y a bien eu 80,5 % de OUI, il faut rappeler qu’il y a eu que 28 % de participation et donc 72 % des électeurs n’ont pas voté à la consultation (plus des votes blancs), malgré la campagne de communication et les débats animés qui ont l’ont précédée.
Cela relativise l’intérêt des saint-chamonais pour l’église NOTRE-DAME.
Contrairement à ce que dit M. le maire, ces travaux et la réouverture de l’église ne sont pas si attendus que cela par les saint-chamonais qui ont d’autres préoccupations plus terre à terre pour beaucoup d’entre eux : payer les factures et les impôts, garder ou trouver un travail, finir les fin de mois malgré les maigres salaires et pensions.

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