samedi 8 mars 2014

Tribune de la liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN

NOVACERIES : emplois, équipements…des promesses mais pour quelles réalités demain ?

Le site NOVACERIES ne m’est pas inconnu car j’y ai effectué, comme certains de mes colistiers, toute ma carrière professionnelle.
A l’époque de Creusot Loire, il y avait 3500 travailleurs. Des générations y ont travaillé, mais aussi lutté pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Certains sont morts d’accidents du travail ou suite de maladies professionnelles.
A partir des années 80, le site a été dépecé. Il y a eu les plans de restructuration de Creusot Loire, Usinor, Clecim, Giat, Siemens… Des centaines d’emplois ont disparus.
Au final, Giat a fermé en 2006 et Siemens en 2011, laissant des friches industrielles et, sur le carreau des salariés qui connaissent encore le chômage et la précarité. D’autres prennent les cars, chaque matin, pour aller à Roanne chez Nexter (Giat) ou chez Siemens à Savigneux.
Lors de la fermeture de Giat, Ducarre n’a même pas obtenu un minimum de compensation pour que soient maintenus ou créés des emplois alors que Giat en avait les moyens !
En 2010, Siemens a signé, pour faire passer la pilule, une convention de ré industrialisation mais personne ne l’a obligé à l’appliquer réellement.
Il y a eu aussi un autre héritage laissé par les patrons: la pollution du site. Les contribuables paient actuellement sa dépollution.
Maintenant la partie industrielle du site est occupée par des PME avec, au total, 20 fois moins d’emplois qu’à l’époque de Creusot Loire. Si Arcelor Mittal sponsorise l’éclairage de la «grande cheminée », il se fait, lui aussi, tirer l’oreille pour augmenter les salaires et embaucher.
On nous promet un bel et grand avenir pour NOVACERIES. De beaux projets sont présentés dans différents domaines mais il faut se méfier de ces patrons qui s’installent pour toucher les subventions et de ces promoteurs qui réalisent des projets que si cela leur rapporte. Des équipements promis, pourtant utiles, ne verront peut être pas le jour faute de financement, à cause des restrictions budgétaires annoncées par Hollande.

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