mardi 18 mars 2014

Article du journal Le Progrès

André Moulin refuse de faire un nouveau cadeau à Siemens


Municipales 2014. Le candidat Lutte ouvrière dénonce la vente des locaux de l’entreprise situés rue Sibert car selon lui la note sera payée par les contribuables.

Le site Siemens de St-Chamond a fermé ses portes en septembre 2011. Mais la plaie est encore ouverte et André Moulin, le candidat Lutte ouvrière pour les Municipales n’a toujours pas digéré. C’est pourquoi, lundi matin, en compagnie de trois co-listiers, ce dernier a tenu à mener une action devant le portail du site rue Sibert, alors que l’on ne sait toujours pas officiellement que vont devenir les anciens locaux de l’entreprise.
Et l’actuel adjoint en charge des barrages de lancer : "Sur notre liste figurent six anciens du site appelé désormais Novaciéries. Nous y avons travaillé un moment ou à un autre chez Clecim, Cleri, Giat ou Siemens". Avant de reprendre : "Cinq sur six ont été licenciés au cours des différents plans de restructuration qui ont touché les différentes entreprises mais aussi leurs sous-traitants".
Pour mémoire la société a annoncé en août 2009 la fermeture du site couramiaud. Le géant allemand a supprimé près de 300 emplois. "Peut-être plus compte-tenu des emplois détruits chez les sous-traitants. Certains de celles et de ceux qui ont été licenciés connaissent encore la précarité, les CDD et l’intérim. Peu ont retrouvé un CDI" glisse André Moulin.
"Pour faire passer la pilule, Siemens avait signé une convention pour réindustrialiser mais personne, du côté des pouvoirs publics, ne l’a réellement obligé à tenir ses engagements. Et pourtant Siemens en a les moyens" dénonce le candidat Lutte ouvrière. Selon lui, « ce n’est plus un secret que Siemens propose la vente de sa friche comportant des bureaux et des places de parking. Une agence immobilière spécialisée dans la vente de tènements commerciaux et industriels a démarché les collectivités territoriales ». Mise à prix initiale : 2 millions d’euros. Donc pour le sexagénaire le calcul est vite fait : "Siemens groupe international de 400 000 salariés qui fait des milliards de bénéfices chaque année a la prétention de renflouer ses caisses avec nos impôts. C’est plus que choquant".
Et d’expliquer : "Nous posons cette pancarte symbolique devant le bâtiment pour dénoncer les tractations qui continuent de se dérouler dans l’ombre. Nous dénonçons cette vente qui pourrait se faire sur le dos des contribuables car ce sont eux qui vont payer la note. Ceux qui négocient au nom des collectivités avec Siemens doivent rendre des comptes envers les contribuables mais aussi envers les anciens et actuels salariés".
Et ce dernier de conclure : "Ce n’est pas pour 2 millions mais pour 1 euro symbolique que Siemens doit céder les bureaux, les parkings. Et c’est bien payé compte tenu du tort qu’a fait l’entreprise à ses salariés mais aussi à la ville. Nous refusons de nous aplatir devant des patrons comme Siemens et de payer au prix fort la friche. Nous refusons de faire un nouveau cadeau à Siemens".
Naël Dandachi

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