mercredi 19 février 2014

Texte de la conférence de presse de présentation de la liste Lutte Ouvrière

La liste "LUTTE OUVRIERE, FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS" conduite par André MOULIN

 
Dans ces élections municipales, à Saint-Chamond comme ailleurs, la liste LUTTE OUVRIERE ne présentera pas un super programme municipal sur superbes dépliants sur papier glacé. Ce n’est pas que nous voulons ignorer à tout prix les questions relevant de la gestion municipale mais les problèmes principaux que rencontrent les travailleurs, les retraités, les chômeurs, la population laborieuse n’ont en réalité pas de solutions locales.
Les candidats des grands partis insistent sur le caractère local de ces élections et veulent se cantonner sur les questions locales.
Les uns, la liste de gauche avec le Parti socialiste et ses alliés du Parti Communiste/Front de gauche et A gauche autrement c’est pour ne pas assumer la politique désastreuse de Hollande. Ce gouvernement qui prend dans les poches des salariés, des retraités, des chômeurs pour donner au grand patronat, aux riches et qui s’apprête à mettre au régime sec les collectivités locales !
Les autres, les deux frères ennemis de droite, c’est pour ne pas s’embarrasser des souvenirs tout aussi désastreux laissés par Sarkozy.
De son côté le Front National veut surfer sur le désespoir des gens déboussolés par la politique des gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent pour mener une politique semblable. Toutefois il se garde bien d’attaquer ceux qui ont réellement le pouvoir : les capitalistes.
Ces candidats de droite, d’extrême droite  et de gauche vont demander aux électeurs de se positionner en désapprouvant ou approuvant la gestion du maire sortant et de son équipe.
Les vraies questions ne sont pas là ! C’est de l’enfumage !
Au lendemain des ces élections si le Parti Socialiste conserve les villes qu’il dirige, le gouvernement présentera cela comme une approbation de sa politique
Si ce sont les listes de droite qui progressent la droite, l’UMP, l’UDI et compagnie, prétendront que l’électorat aspire au retour de Sarkozy ou l’un de ces comparses.
S’il ya une percée des listes du Front national, les uns et les autres en tireront prétexte pour mener une politique plus réactionnaires et plus dure contre les classes populaires.
Les votes à ces élections municipales, à Saint-Chamond, comme ailleurs seront donc des votes politiques. Et c’est normal car les grands problèmes, les licenciements, la montée du chômage, les bas salaires et les petites retraites, la précarité, ne dépendent pas des municipalités. 
Ces élections municipales 2014, les premières élections depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, sont donc une occasion pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs, de sanctionner ce gouvernement et de faire entendre leur colère.
Le contexte politique et économique national sera déterminant dans ces élections municipales.
Aucune des questions locales soulevées par les uns ou les autres des candidats n’a de solution, ni même vraiment de sens, quand les seuls sujets qui préoccupent les travailleurs sont de savoir s’ils conserveront leur emploi, avec quel salaire et quelles conditions de travail, sont de savoir s’ils pourront payer leurs factures et nourrir leur famille avec des salaires ou des pensions rognées par toutes les hausses de prix ou de TVA.
Quand le chômage représente 20 ou 30 % dans certaines villes ou quartiers et quand les dotations de l’Etat versées aux communes sont en baisse.
Il faut que les travailleurs, mais aussi tous ceux qui appartiennent au monde du travail (chômeurs, retraités…) profitent de ces élections pour faire entendre leurs intérêts. Il faut que le désaveu et l’opposition à Hollande, qui monte de partout, viennent du camp des travailleurs et pas seulement de la droite ou pire encore de l’extrême droite.
En présentant quelques 200 listes Lutte Ouvrière dans tout le pays, regroupant 8500 candidats, nous voulons permettre au monde du travail de dénoncer les coups qu’il reçoit sans choisir entre les différents politiciens qui, tous, s’inclinent devant les exigences des grands patrons, des banquiers, des actionnaires qui en veulent toujours plus.
Depuis des mois, on a vu diverses catégories sociales se mobiliser, des patrons routiers aux artisans taxis en passant par les agriculteurs bretons.
Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse des quartiers populaires ont mille fois plus de raisons de se mobiliser. Ils en ont plus encore la force.
Les travailleurs doivent défendre des objectifs, des mesures, qui garantissent leurs conditions d’existence.
Face au chômage, principal fléau, il faut interdire les licenciements. Ce n’est pas le travail qui manque, ce sont les patrons qui décident de faire toujours plus de travail avec moins de salariés. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.
Face à la hausse des prix et des taxes, il faut que les salaires et les pensions augmentent chaque mois au même niveau que l’inflation.
Tout cela coûtera de l’argent ? Evidemment ! Mais de l’argent il y en a plein dans ce pays. L’année 2013 a vu les fortunes des 500 plus riches battre un nouveau record avec une hausse de 25 %. Cet argent, les grands actionnaires, les banquiers, les industriels s’en servent pour spéculer, pas pour investir.
Quand ils prétendent n’avoir pas le choix, être obligé de procéder à des licenciements pour maintenir leur entreprise, c’est le plus souvent un grossier mensonge. Qu’ils ouvrent leurs comptes, qu’ils permettent à tous les salariés de rendre public tout ce qu’ils savent, chacun dans leurs services ou leurs ateliers, et on verrait que les licenciements ne sont jamais justifiés. Il faut donc imposer la levée du secret des affaires.
Bien sûr, il ne suffira pas de voter pour le programme que nous défendons partout (l’interdiction des licenciements, le partage du travail, la hausse des salaires et pensions avec leur indexation sur les prix, la suppression du secret des affaires) pour qu’il se réalise.
Pour imposer tout cela, il faudra une mobilisation collective, une explosion sociale comme celle de Mai 1968. Cela ne se décrète pas. Mais cela se prépare.
Voter Lutte Ouvrière, à Saint-Chamond comme ailleurs, c’est une façon pour le monde du travail de relever la tête, d’affirmer qu’il refuse de subir, de voir son niveau de vie se dégrader et qu’il est déterminer à rendre les coups.
C’est aussi une occasion d’affirmer sa méfiance et son refus de tous les partis, de droite ou de gauche, qui aspirent à diriger les affaires de la bourgeoise, qui défendent, chacun avec sa petite musique, l’économie capitaliste qui nous a amené à la crise actuelle.
Voter pour les listes Lutte Ouvrière c’est vouloir envoyer dans les conseils municipaux des militants vraiment communistes.
Voter pour les listes Lutte Ouvrière, c’est vouloir que renaisse dans ce pays un parti qui représente les intérêts politiques de la classe ouvrière.

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