mercredi 20 mars 2013

Tribune du Groupe Lutte Ouvrière dans le Saint-Chamond Actu

Le budget 2013 de la commune a été voté : pas d’augmentation des taux d’imposition.
Et cela malgré un niveau d’investissement élevé de 11,6 millions d’euros avec des opérations majeures programmées cette année comme la construction du nouveau Centre social Lavieu/centre ville, la continuation de la requalification du quartier de Saint Julien, et des travaux d’entretien conséquents du patrimoine municipal.
Nous avons approuvé ce budget parce qu’il tient compte de la situation des Saint-Chamonais fortement touchés par la crise, les licenciements, la précarité, les bas salaires et les petites retraites.
Toutefois nous émettons des réserves sur certains investissements comme l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance (250 000 euros) dont nous reparlerons lors du vote en conseil municipal. On s’interroge aussi sur la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires et son application.
Par une déclaration, lors du vote du budget, nous avons tenu à rappeler, sans complaisance, que (extraits) :
"La couleur du gouvernement a changé mais on continue de nous parler de la dette et surtout des sacrifices qui faudrait faire pour la réduire.
La rigueur remplace l’austérité. Pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les familles, cela continue d’être de plus en plus difficile de vivre, de boucler les fins de mois de se soigner, de se loger. Le prix de l’énergie, des carburants, du gaz et de l’électricité, s’envole au gré des appétits des actionnaires des grands groupes. La hausse de la TVA est revenue sur le tapis.
Le budget 2013 voté par les parlementaires ressemble étrangement à ce qu’on a connu ces dernières années avec de nouvelles attaques contre les services publics. Avec 10 milliards de baisse des dépenses publiques, les régions, les conseils généraux et les communes, toutes les collectivités locales sont sommées de faire des économies.
Oui, ce sont les classes populaires qui continuent de payer pour que l’Etat puisse rembourser servilement les dettes, augmentées des intérêts, exigées par les banques. Une politique d’autant plus révoltante que, si l’Etat s’est endetté jusqu’au cou, c’est en particulier pour avoir aidé à coups de milliards aussi bien les banques que les grands groupes.
20 milliards de cadeaux vont être faits au patronat soit disant pour améliorer la compétitivité alors qu’il profite déjà de 170 milliards d’exonérations et d’aides. Les grands groupes (PSA, Renault, Total, Sanofi…) principaux bénéficiaires des largesses des différents gouvernements, ne se gênent pas pour licencier même en affichant des résultats très positifs. Les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont empoché 39 milliards. Malgré cela le gouvernement refuse de faire voter une loi sur l’interdiction des licenciements."
La couleur du gouvernement a changé mais la mobilisation des travailleurs, des classes populaires, pour défendre leurs intérêts, pour imposer un changement radical reste plus que jamais d’actualité
Le groupe LUTTE OUVRIERE

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire