mercredi 27 mars 2013

Compte-rendu du conseil municipal du 25 mars

Le conseil municipal de Saint-Chamond s’est tenu lundi 25 mars. Les élus Lutte Ouvrière sont intervenus lors de plusieurs délibérations pour apporter leurs points de vue et expliquer leurs votes.

- Extension du réseau de caméras de vidéosurveillance (déclaration de André Moulin).

Trois caméras avaient été installées par la droite à l’époque des élections municipales, en mars 2008. Il était proposé dans la délibération de demander une subvention à l’Etat pour en installer sept autres. Marie-Françoise Khamed, Sauveur Cuadros et André Moulin ont dit leur opposition et ont refusé de participer au vote pour demander la subvention. Ils voteront contre lors de la passation du marché à un prochain conseil municipal.

 - Subvention au rallye du Pays de Gier (déclaration de André Moulin).

Comme les autres années les quatre élus Lutte Ouvrière ont voté contre et demandé que les 3000 euros soient consacrés à des actions plus utiles à la population (animations de quartiers).

- Création de cinq emplois d’avenir (déclaration de Marie-Françoise Khamed).

Les quatre élus Lutte Ouvrière ont voté pour compte tenu de la situation difficile que vivent beaucoup de jeunes.

- Réforme des rythmes scolaires (déclaration de Sauveur Cuadros ).

Les quatre élus Lutte Ouvrière ont voté pour le report à la rentrée 2014/2015. Il est urgent… d’attendre !

Intervention de André Moulin, élu Lutte Ouvrière, au conseil municipal du 25 mars 2013 à propos de l’extension du réseau de caméras de vidéosurveillance

Dans cette intervention, au nom de Marie-Françoise Khamed, Sauveur Cuadros et de moi-même, nous tenons à rappeler un certain nombre de choses :
1/ L’extension du réseau de caméras de vidéosurveillance n’a pas été inscrit dans le programme électorale de la liste "Bien vivre à Saint-Chamond" sur la base duquel nous avons été élus par les électeurs qui nous ont placés à la tête la municipalité.

Déclaration de André Moulin au nom du groupe des élus Lutte Ouvrière au conseil municipal du 25 mars 2013 au sujet du financement du Rallye du pays de Gier.

En ce qui concerne la subvention objet de cette délibération : 3000 euros pour une subvention exceptionnelle pour l’organisation du Rallye du Pays de Gier par l’ASA, comme les autres années, nous trouvons que c’est encore trop !
Surtout qu’en plus, il faut compter aussi les frais d’installation, la mise à disposition de matériel et de personnel… C’est de l’ordre de 30 000 euros minimum que va encore coûter, en 2013, cette manifestation à la municipalité et donc aux contribuables saint-chamonais.
Pour nous il ne devrait y avoir aucun financement de ce Rallye par l’argent public. Les quatre élus du groupe Lutte Ouvrière votent contre cette subvention exceptionnelle.

Intervention de Marie-Françoise Khamed, au nom des élus du groupe Lutte Ouvrière, au conseil municipal du 25 mars 2013 au sujet de la création de cinq emplois d’avenir.

Cette délibération propose de créer cinq emplois d’avenir dans un contexte où les jeunes sont très largement touchés par le chômage et la précarité. En janvier 2013, Saint-Chamond comptait 634 jeunes de moins de 25 ans inscrits à Pôle Emploi en catégories A, B et C.
La catégorie A est celle des demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité dans le mois précédent, la catégorie B est ceux ayant exercé une activité réduite de - 78H, la catégorie C est ceux ayant exercé une activité réduite de + 78H. Il y a aussi la catégorie D sur laquelle j’attire votre attention car elle concerne les demandeurs d’emploi en stage. Et enfin la catégorie E qui concerne les contrats aidés et les créateurs d’entreprises. Ces deux dernières catégories concernent beaucoup de jeunes.

Intervention de Sauveur Cuadros au nom des élus du groupe Lutte Ouvrière au conseil municipal du 25 mars 2013 au sujet de la réforme des rythmes scolaires

Pour notre commune comme bien des communes surtout pour les moins riches, la réforme va surtout se traduire par une charge financière supplémentaire considérable... et durable. Cela alors que, dans le même temps, nouveau plan de rigueur oblige, le gouvernement annonce une réduction sévère de ses dotations aux collectivités de 4,5 milliards d’euros.

mercredi 20 mars 2013

Tribune du Groupe Lutte Ouvrière dans le Saint-Chamond Actu

Le budget 2013 de la commune a été voté : pas d’augmentation des taux d’imposition.
Et cela malgré un niveau d’investissement élevé de 11,6 millions d’euros avec des opérations majeures programmées cette année comme la construction du nouveau Centre social Lavieu/centre ville, la continuation de la requalification du quartier de Saint Julien, et des travaux d’entretien conséquents du patrimoine municipal.
Nous avons approuvé ce budget parce qu’il tient compte de la situation des Saint-Chamonais fortement touchés par la crise, les licenciements, la précarité, les bas salaires et les petites retraites.
Toutefois nous émettons des réserves sur certains investissements comme l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance (250 000 euros) dont nous reparlerons lors du vote en conseil municipal. On s’interroge aussi sur la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires et son application.
Par une déclaration, lors du vote du budget, nous avons tenu à rappeler, sans complaisance, que (extraits) :
"La couleur du gouvernement a changé mais on continue de nous parler de la dette et surtout des sacrifices qui faudrait faire pour la réduire.
La rigueur remplace l’austérité. Pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les familles, cela continue d’être de plus en plus difficile de vivre, de boucler les fins de mois de se soigner, de se loger. Le prix de l’énergie, des carburants, du gaz et de l’électricité, s’envole au gré des appétits des actionnaires des grands groupes. La hausse de la TVA est revenue sur le tapis.
Le budget 2013 voté par les parlementaires ressemble étrangement à ce qu’on a connu ces dernières années avec de nouvelles attaques contre les services publics. Avec 10 milliards de baisse des dépenses publiques, les régions, les conseils généraux et les communes, toutes les collectivités locales sont sommées de faire des économies.
Oui, ce sont les classes populaires qui continuent de payer pour que l’Etat puisse rembourser servilement les dettes, augmentées des intérêts, exigées par les banques. Une politique d’autant plus révoltante que, si l’Etat s’est endetté jusqu’au cou, c’est en particulier pour avoir aidé à coups de milliards aussi bien les banques que les grands groupes.
20 milliards de cadeaux vont être faits au patronat soit disant pour améliorer la compétitivité alors qu’il profite déjà de 170 milliards d’exonérations et d’aides. Les grands groupes (PSA, Renault, Total, Sanofi…) principaux bénéficiaires des largesses des différents gouvernements, ne se gênent pas pour licencier même en affichant des résultats très positifs. Les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont empoché 39 milliards. Malgré cela le gouvernement refuse de faire voter une loi sur l’interdiction des licenciements."
La couleur du gouvernement a changé mais la mobilisation des travailleurs, des classes populaires, pour défendre leurs intérêts, pour imposer un changement radical reste plus que jamais d’actualité
Le groupe LUTTE OUVRIERE

mardi 12 mars 2013

Journée militante de Lutte Ouvrière

Les militants de Lutte Ouvrière seront présents :
 
 jeudi 14 mars à Saint-Chamond, place Dorian, 
de 10h à 12h et de 15h30 à 17h30

Ce sera l'occasion de discuter de la situation du monde du travail, après un an de gouvernement Hollande-Ayrault. La politique du nouveau gouvernement est dans la lignée de l'ancien : toujours plus d'argent au patronat et des sacrifices pour les classes populaires. Les grands trusts continuent à licencier sans que le gouvernement ne fasse quoi que ce soit pour les en empêcher. Au contraire, le gouvernement va traduire en loi l'accord de "compétitivité" voulu par le Medef, qui se traduira par une flexibilité accrue et plus de facilité pour licencier. Le gouvernement défend le patronat, ici en France, comme au Mali, où l'intervention a surtout pour but de protéger les intérêts des trusts français en Afrique, à commencer par Areva, au Niger.

Seule une révolte du monde du travail pourra imposer les revendications vitales d'interdiction des licenciements et du partage du travail entre tous ; d'indexation des salaires et pensions sur la hausse des prix et de contrôle des travailleurs sur les grandes banques et grandes entreprises.