lundi 12 mars 2012

Déclaration d'André Moulin au nom des quatre élus du groupe Lutte Ouvrière au conseil municipal du 12 mars 2012 au sujet de la vente du terrain des ex-établissements Gay

Pour cette délibération, les quatre élus du groupe Lutte Ouvrière s’abstiendront.
Non que nous soyons contre l’implantation route de Saint-Etienne de cette nouvelle clinique vétérinaire mais parce que nous n’acceptons pas que la municipalité vende ce terrain en dessous de ce qu’il lui a couté réellement avec le montant de son achat à Epora auquel s’ajoute le cout des travaux de démolition et de dépollution .
La municipalité envisage dans cette délibération de le céder à 55 euros le m², soit un manque à gagner non négligeable de plusieurs dizaine de milliers d’euros pour les finances municipales à une époque où le budget communal est resserré et que chaque euro compte.
Nous ne connaissons pas personnellement l’acheteur mais on suppose qu’il a les moyens de payer au prix réel ce terrain bien placé, compte tenu du budget total de 800 000 euros qu’il prévoit pour réaliser sa nouvelle clinique vétérinaire avec à la clé une extension de son activité.
Au nom des quatre  élus du groupe Lutte Ouvrière, je profite de cette délibération pour rappeler que cela devient une habitude : les entreprises déménagent ou ferment et laissent en cadeau à la ville des bâtiments à démolir parfois pollués par l’amiante sur des terrains eux-aussi pollués par différentes substances.
Le tènement ex-Gay, route de Saint-Etienne, dont on parle aujourd’hui vient d’être rasé récemment, mais avant il y a eu Nytech, à la Zone du Clos Marquet.
Il y a eu les tènements des Forges de Lavieu de Spear et Jackson, rue Voltaire, derrière la maison de retraite des Opalines et celui de TDI à Izieux-le Creux. Même Giat se fait tirer l’oreille pour faire face à ses obligations de payer sa part de dépollution sur Novaceries. Bientôt, ce sera le bâtiment ex-Alpex à Saint-Julien qui doit être démoli.
Cela fait partie de l’héritage que nous laissent Monsieur Ducarre et ses amis. Un héritage dont on se serait bien a passé.
Il n’est pas acceptable que les pollueurs ne paient pas quand ils partent et qu’en plus la municipalité revende les terrains débarrassés des vieux bâtiments et dépollués en dessous de ce que cela coute réellement à la commune.
Au final, la note est toujours pour les contribuables.

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