vendredi 25 novembre 2011

Un article dans le Progrès du 25 novembre 2011

Gier Pilat Habitat : locataires et administrateurs en colère contre l’État
Social. Ils dénoncent le désengagement de l’État en matière de logement social.
Taxation alourdie avec ''la contribution sur le potentiel financier, aides en baisse constantes, APL diminuée'', les locataires et administrateurs de l’OPH Gier Pilat Habitat poussent un cri d’alarme contre le désengagement de l’État en matière de logement social. Première mesure incriminée, la taxe sur ''la contribution sur le potentiel financier'' présentée comme une répartition financière nationale de solidarité par l’État. ''Elle était de 1 092 000 euros en 2011 et nous estimons que nous devrions payer entre 700 000 et 1 100 000 euros en 2012'', indique André Moulin, de la commission financière, ''elle est censée aider les Opac qui ont moins de moyens. Pour nous c’est déshabiller les uns pour mal habiller les autres.''
Marc Lassablière, un des administrateurs remarque, ''L’office est un très bon élève en matière de gestion. Cette ponction est un lourd fardeau pour nos finances. Elle va surtout freiner les investissements en matière de construction, réhabilitation et travaux en vue d’économie d’énergie.'' Michelle Galland, administratrice, pointe du doigt ''l’augmentation des loyers au-delà de la progression régulière qui inévitablement en découle (plus 1,78 % de prévision pour 2012) et le fardeau supplémentaire pour les familles dont les dépenses de logements et de paiements des factures liées à l’énergie deviennent insupportables.'' Aimée Muraszko, de la commission contentieux, souligne : ''cette taxe représente dans l’absolu 180 euros annuel par locataire. Elle est en grande partie prélevée sur la réserve constituée par les loyers mais supportée aussi par les locataires. De ce fait, on est en train d’assister à un accroissement de loyers non payés et du travail du service contentieux.'' Du côté des locataires. Francis Peyron, de l’Union des associations familiales, dénonce ''le pouvoir d’achat des familles se dégrade de plus en plus, cette nouvelle pression financière est tout simplement insupportable.'' Carmen Clemenson, de la confédération nationale des locataires note, ''l’enveloppe de l’APL a été diminuée de 84 millions d’euros en 2011. La situation devient très grave pour les familles. L’Office a toujours bien rempli son rôle avec une gestion saine et rigoureuse, il est pénalisé pour cela finalement.''
Autre sujet d’inquiétude, la baisse des aides pour le logement social qui sont passées de 800 millions d’euros en 2008 à 300 millions en 2012. Là encore, le droit à un logement décent pour tous, inscrit dans la constitution, semble bien compromis de l’avis des deux parties.
Alain Laffay

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