mardi 4 octobre 2011

Article du Progrès : "Pas d’élu de Lutte ouvrière pour la clôture du chantier de Fonsala"

Ce matin, les quatre élus boycotteront la cérémonie de clôture du chantier de Fonsala, pour dénoncer les augmentations excessives de loyers et le peu d’investissement de l’État dans le financement des travaux
Aujourd’hui, la cérémonie de clôture du chantier de la réhabilitation de Fonsala se tiendra en présence de nombreuses personnalités. Manqueront à l’appel les quatre élus de la majorité du groupe de Lutte ouvrière (Sauveur Cuadros, Marie-Françoise Khamed, Carmen Montet et André Moulin), qui souhaitent marquer leur mécontentement vis-à-vis du peu d’investissement financier de l’État dans la réhabilitation, et de la hausse de plus de 50 % des loyers.

André Moulin s’explique : « Il faut rappeler que cette réhabilitation a d’abord été payée au prix fort par les locataires avec une hausse de plus de 50 % sur leurs loyers. Les APL calculées lors de la consultation, promises pour atténuer cette hausse, n’ont pas été au rendez-vous ou ont été minorées dans la réalité. » Il poursuit : « En 2004, Monsieur Ducarre, le maire d’alors et président de l’OPAC, avait refusé de faire la demande de classement du quartier en zone prioritaire et renonçait donc de fait à certaines subventions. L’État avait annoncé une aide de seulement 485 000 euros sur 32,5 millions d’euros (coût estimé des travaux en 2005). Cette promesse n’a même pas été tenue car cette participation dérisoire de 1,5 % n’a pas été, au final, complètement versée. En revanche, l’État n’a pas oublié de ponctionner, en 2011, 900 000 euros à Gier Pilat Habitat, qui ne serviront même pas aux équipements de la région. »
Il rappelle aussi « les mauvaises conditions des travaux effectués par Eiffage et ses entreprises sous-traitantes, avec les malfaçons à répétitions, les plannings fantaisistes, auxquels s’est ajouté le manque de suivi de l’OPAC, qui a souvent laissé les locataires face à leurs problèmes. »
Philippe Kizirian, président de Gier Pilat Habitat (ex-Opac), ne désavoue pas son adjoint : « C’est une réalité. En mars 2008, lors de mon élection à la tête de l’OPAC, j’ai trouvé un chantier qui partait dans tous les sens, où les problèmes s’accumulaient. Il est vrai que les locataires ont longtemps essuyé les plâtres. Nous avons alors tenté de remettre de l’ordre avec des rencontres avec les habitants, et la dernière partie de la réhabilitation s’est mieux passée. »
Concernant le peu de subventions allouées par l’État, le président de Gier Pilat acquiesce « L’État s’est justifié en arguant le fait qu’il avait accordé des prêts à des taux très intéressants. Il n’empêche que le peu de subventions accordées n’a pas été entièrement versé. »
« Pour l’APL, même avec une augmentation de 50 %, des loyers, les tarifs restent en dessous du plafond, il n’y a donc pas de pertes pour les bénéficiaires. Ce sont les classes moyennes qui ont le plus trinqué. »
Alain Laffay - Le Progrès - 01/10/2011

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