mercredi 28 septembre 2011

A propos de la réhabilitation de Fonsala 1 - Lettre ouverte des quatre élus Lutte Ouvrière

Depuis 2005, une réhabilitation d’envergure de 1277 logements et des bâtiment du quartier de Fonsala, le principal quartier d’HLM de Saint Chamond s’est déroulée.
La clôture du chantier a été repoussée de près de un an. Bien des péripéties ont émaillé les travaux avec, au final, une hausse de plus de 50% des loyers.
Samedi 1er octobre, une cérémonie de clôture du chantier  par l’OPH (ex-OPAC) a eu lieu en présence du président de la Région, du député et du préfet. A cette occasion les quatre élus de Lutte Ouvrière au conseil municipal ont tenu à rappeler par une lettre ouverte certaines vérités...

Madame Monsieur,
Samedi 1er octobre, une cérémonie de clôture du chantier de la réhabilitation de Fonsala 1 a lieu en présence de personnalités. Cette réhabilitation était nécessaire vu l’état des bâtiments et des logements datant des années 70, qui n’avaient pas vu de travaux conséquents en  35 ans. Les réparations étaient repoussées en attendant la réhabilitation... qui ne venait pas.
Il  faut rappeler  que, comme précédemment pour les groupes  d’HLM de Croix Berthaud, Pierre Joannon et Croix Gauthier,  cette réhabilitation  de Fonsala 1 a d’abord  été payée au prix fort  par les locataires avec une hausse de plus de 50% sur leurs loyers. Les APL calculées lors de la consultation, promises pour soi-disant atténuer cette hausse, n’ont pas été au rendez-vous ou ont été minorées dans la réalité.
L’Etat, qui doit être représenté samedi  par Monsieur le Préfet, avait annoncé une subvention de seulement 485 000 euros sur 32,5 millions d’euros (coût  estimé des travaux en 2005). Cette promesse n’a même pas tenue car cette participation  dérisoire de 1,5% n’a pas été complètement versée, au final.
En 2004, Monsieur Ducarre, maire d’alors et président de l’OPAC, et son adjoint Monsieur Touron, avaient refusé de faire la demande de classement du quartier en zone prioritaire et donc renonçaient  à certaines subventions. De son côté, Monsieur Rochebloine, député, n’a  guère "mouillé sa chemise" pour obtenir des aides de ses amis du gouvernement dont était Monsieur Borloo, alors ministre de la cohésion sociale.
La situation risque de se renouveler pour la réhabilitation d’une partie des HLM de Saint Julien où là encore l’Etat ne verserait que 233 000 euros de subventions sur plus de 4 millions d’euros (5 %) de travaux . Là aussi, les locataires de Saint Julien devraient subir une hausse de 40 % de leurs loyers de base (de 70 euros à 104 euros par mois). Une partie des locataires des HLM de Saint Julien ont voté contre la réhabilitation et surtout contre la hausse des loyers.
Si l’Etat subventionne peu les réhabilitations des HLM à Saint Chamond, il n’a pas oublié de ponctionner, en 2011, 900 000 euros à l’OPH (ex-OPAC) soit 150 euros par locataire. Autant d’argent qui ne servira pas pour payer les travaux d’entretien et les réhabilitations. Cela sera aussi des retards pour certains projets ou leur annulation pure et simple.
En ce qui concerne Fonsala 1, si aujourd’hui on voit le résultat, qui sera vanté dans les discours, il ne faut pas oublier, outre la hausse importante de loyers, ce qu’on subit une partie des locataires : les conditions des travaux réalisés  par EIFFAGE et ses entreprises sous  traitantes, avec les malfaçons à répétitions, les plannings fantaisistes auxquels s’est ajouté le manque de suivi de l’OPAC qui a souvent laissé les locataires face à leurs problèmes. Des locataires regroupés  dans le "Collectif des  locataires de Fonsala" l’ont suffisamment dénoncé.
En mars 2008, la nouvelle équipe  élue  à la tête de  la municipalité et de l’OPAC a trouvé un chantier qui allait "à vau-l’eau", où les problèmes, qui s’accumulaient, faisaient même craindre pour sa poursuite. Heureusement la barre a été redressée et la dernière partie de la réhabilitation s’est mieux passée.
Pour la partie urbaine, avec la rénovation de la rue du Jarez, une concertation a été lancée et le projet de l’ancienne équipe municipale a dû être revu, suite aux avis des habitants, pour obtenir le résultat que l’on peut voir aujourd’hui.
Nous avons voulu rappeler ces quelques vérités car, comme nombre de locataires de Fonsala, nous n’avons pas la mémoire courte.
Les quatre élus Lutte Ouvrière de Saint-Chamond
Sauveur CUADROS, Marie Françoise KHAMED, Carmen MONTET, André MOULIN

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