mardi 14 juin 2011

Tribune politique du groupe Lutte Ouvrière dans le bulletin municipal Saint-Chamond Actu

Alors que les grandes sociétés annoncent des profits scandaleux, la dette publique sert surtout de prétexte à la politique d’austérité. Cette dette n’a pas été creusée par des salaires trop élevés qui seraient versés aux travailleurs de l’État ou pour aider les retraités et les chômeurs mais par les milliards versés aux banquiers, aux patrons et actionnaires des grandes entreprises, ainsi qu’aux riches particuliers.
Les 671 millions d’euros du bouclier fiscal versés en 2010 profitent aux plus riches qui sont les véritables assistés, et à une échelle gigantesque ! Pas les bénéficiaires du RSA et des  minimas sociaux.
La dernière supercherie en date est la suppression du bouclier fiscal mais accompagnée de la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF).  Cela coûtera en réalité plusieurs milliards d’euros aux finances publiques et s’ajoutera au coût des multiples "niches fiscales", ces cadeaux aux riches.
La politique d’austérité a des conséquences directes sur les dotations aux collectivités. Notre commune est fortement touchée avec des pertes cumulées de dotations de 1,2 million d’euros en 2009 et 2010. Le Conseil général se désengage alors que sa majorité de droite refuse de réclamer les 89 millions d’euros  que lui doit l’Etat au titre de l’APA et du RMI/RSA. Les subventions dans le cadre de la politique de la ville (Contrat Urbain de Cohésion Social) ont chuté de 24 % (moins 26 000 euros du Conseil général et de l’Etat).
Il y a aussi d’autres mauvais coups : une ponction de l’Etat sur les finances de l’OPH (ex-OPAC) de 900 000 euros (soit  150 euros par locataire), et de nouvelles attaques contre les services publics avec les réductions des dotations et d’effectifs.
Cinq postes sont supprimés au Lycée Claude Lebois. Il y a aussi des réductions d’heures dans ce lycée et dans les collèges Pierre Joannon et Ennemond Richard. Une classe a été sauvée à Chavanne grâce à la mobilisation des parents mais une classe de maternelle est supprimée à Fonsala. Après la fermeture du Conseil des Prud’hommes, du Tribunal d’instance et de l’agence EDF/GDF, c’est le commissariat de police, actuellement partiellement fermé pour cause de « ruine », qui est menacé faute de crédits pour le reconstruire.
Cadeaux aux riches, austérité pour la population, attaques contre les services publics, cela suffit !
Le groupe Lutte Ouvrière

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire