mardi 11 janvier 2011

Intervention de André Moulin, élu Lutte Ouvrière, au conseil municipal du 10 janvier 2011, au sujet du vœu contre le changement du système d’attribution des bons-vacances

Nous voterons bien sûr ce vœu de protestation portant sur le nouveau mode de distribution du budget des  bons-vacances mais il faut recadrer les choses. La décision de la CAF de Loire Sud de changer ce mode de distribution et qui pénalise les familles et les structures qui accueillent les enfants et adolescents n’est pas une décision isolée.
Elle rentre dans le cadre de directives de la caisse nationale des allocations familiales confrontée à la baisse de financement, dans le cadre des restrictions budgétaires décidées par le gouvernement.
Les responsables de cette situation sont clairement identifiés : le gouvernement mais aussi les parlementaires, députés et sénateurs, qui votent des budgets sociaux en régression.Ce sont bien sûr les familles les plus modestes qui vont faire les frais de ces nouvelles dispositions. Si  ces dispositions sont commodes pour les CAF qui refile "la patate chaude",  c’est un casse tête pour les  centres de loisirs sans hébergement, les centres sociaux, des structures municipales qui, dès 2011, devront  gérer un  budget en dessous des besoins. Ils seront confrontés aux familles et devront faire des choix, répartir la misère.
De plus la hausse du quotient fait qu’il y aura plus de bénéficiaires alors que l’enveloppe à distribuer  n’est pas revalorisée, et souvent plus faible car calculée en prenant 2009 comme référence.
Ce seront des enfants et des adolescents qui resteront à la rue, écartés des loisirs et de la culture et d’un environnement qui peut  leur apprendre le vivre ensemble, dans le respect des autres.
Et les mêmes qui votent les restrictions des budgets sociaux qui pénalisent les familles et les organismes d’accueil n’auront pas de mot assez dur pour les familles les plus modestes et leurs enfants accusés de trainer dans les rues.
Nous, on préfère que l’argent des impôts à travers la redistribution par les organismes sociaux, aide les familles les plus modestes, les enfants et les adolescents, et non atterrisse dans les coffres des banquiers, des grands patrons, des riches et des spéculateurs.

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