mercredi 29 octobre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 27 octobre 2014

PDG de Total : un commis de la bourgeoisie encensé par ses semblables

Avec la présence de Hollande et de Valls, les obsèques de Margerie ont pris l’allure d’un hommage national. Les élus de gauche comme de droite y ont participé en nombre aux côtés du gratin de la bourgeoisie française, de la présidente du FMI, Christine Lagarde, et de l’Émir du Qatar.
Pourquoi tant d’honneurs ? Total symbolise à lui seul tous les méfaits du capitalisme. Malgré ses profits colossaux et les 5 milliards de dividendes annuels versés aux actionnaires, Total a fermé des raffineries, supprimé des emplois et ajouté des chômeurs aux millions qui existent déjà en France.
Malgré ses 10 milliards de profits, Margerie a fait en sorte que Total ne paie pas un centime d’impôt sur les sociétés pour 2013, comme pour 2012. Et si le groupe parvient encore à présenter des comptes en déficit l’année prochaine, le fisc a prévu de lui faire un chèque de 80 millions au titre du crédit d’impôt compétitivité et du crédit recherche.
Aux yeux d’un bourgeois, cela en fait assurément un « grand homme ». Mais sûrement pas pour le commun des mortels !

mardi 21 octobre 2014

Bel Maille – Riorges : les salariés occupent leur usine

Les 58 salariés de l'entreprise textile Bel Maille, à Riorges près de Roanne, occupent leur usine depuis le vendredi 17 octobre, avec le soutien de la CGT locale. Ils réclament de meilleures primes de licenciement. En effet, l'entreprise a été placée en redressement judiciaire, et pour le moment, les indemnités proposées sont au minimum de la convention Textile, c'est-à-dire presque rien.
L'entreprise familiale a été reprise en 2009 par une holding mais, selon la CGT, celle-ci s'est contenté de piller la trésorerie avant de mettre la clé sous la porte. Elle s'est même versé des dividendes confortables ces dernières années.
Le gérant invoque la crise pour expliquer les difficultés de l'entreprise. La rapacité patronale y est aussi pour beaucoup.

Editorial de Lutte Ouvrière du 20 octobre 2014

VICTIMES D’EBOLA ET DU CAPITALISME 

Après la mort d’un patient libérien atteint du virus Ebola dans un hôpital du Texas et la contamination de deux infirmières qui l’ont soigné, les États-Unis sont sur le pied de guerre. Et depuis qu’une malade d’Ebola a été soignée en France, le moindre cas suspect déclenche un emballement médiatique.
L’épidémie a démarré il y a près d’un an en Afrique de l’Ouest, où on compte 4 500 morts. Mais il a fallu que le virus atteigne les pays riches pour que leurs dirigeants s’en inquiètent. Tant que les morts étaient Africains, ils en faisaient peu de cas ! 

mardi 14 octobre 2014

Editoirial de Lutte Ouvrière du 13 octobre 2014

UN GOUVERNEMENT SANS TABOU POUR ATTAQUER LES TRAVAILLEURS

« Un gouvernement timoré et tétanisé », pouvait-on entendre suite à l’abandon de l’écotaxe. Le lendemain, Macron, le nouveau ministre de l’Économie, partait à l’offensive contre les chômeurs. Preuve que le gouvernement, aussi affaibli et impopulaire soit-il, est loin de désarmer.
Il a reculé devant les transporteurs routiers et mis de l’eau dans son vin face aux notaires ou aux huissiers parce qu’il les sait traditionnellement hostiles à la gauche et n’hésitant pas à se battre. Mais il continuera de s’attaquer aux travailleurs.
Les dernières déclarations sur les allocations chômage montrent qu’il est prêt à s’en prendre… jusqu’aux chômeurs !

mardi 7 octobre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 6 octobre 2014

Le Mondial de l’automobile et l’envers du décor

Le salon de l’automobile a ouvert ses portes le week-end dernier à Paris. Comme toujours, les constructeurs ont soigné la vitrine. Pour vendre du rêve, ils s’y connaissent ! Et comme toujours, ils se garderont de parler de l’envers du décor fait d’une exploitation de plus en plus féroce.
Exploitation qui a conduit en août dernier à l’accident mortel d’un ouvrier à l’usine Renault de Flins. Cet ouvrier intérimaire employé par une entreprise sous-traitante s’est retrouvé à travailler à douze mètres de haut sans sécurité et a chuté dans le vide. Une mission de deux semaines, « sans danger », lui avait-on indiqué sur le contrat !
Il y a quinze jours, à l’usine Toyota d’Onnaing, la même logique rapace a conduit au licenciement d’une intérimaire qui a eu le malheur de dire à son chef qu’elle était enceinte. Le soir même, sa société d’intérim a mis fin à sa mission de six mois.