mercredi 17 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 15 décembre 2014

LOI MACRON : TOUT POUR LES PATRONS

« Une loi pour la croissance et l’activité », voilà comment Valls et Hollande présentent la loi Macron. Ils n’ont décidément pas peur du ridicule. Ni l’ouverture de lignes de car nationales, ni la libéralisation des professions d’avocat ou de notaire ne relanceront l’économie. Quant à vendre plus aux touristes le dimanche, cela fera surtout le bonheur de quelques grands magasins.  
Plus cynique encore, ils vendent la loi Macron comme une « loi de progrès et de liberté ». Cette loi programme la quasi-disparition des inspecteurs du travail. Elle « simplifie » encore les procédures de licenciements collectifs, ce qui signifie que les travailleurs auront moins de droits, moins de recours, moins de temps pour défendre leurs intérêts. Et le gouvernement prétendument socialiste ose parler de progrès !

mardi 9 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 8 décembre

VALLS AU GARDE-À-VOUS DEVANT LE PATRONAT

Valls, interrogé sur France 2, a dit qu'il n'était pas un déserteur et qu'il occuperait son poste de Premier ministre jusqu’au bout. Mais qu'il reste à la barre ou que, pour réaliser ses ambitions il l'abandonne, cela ne changera pas d’un iota le sort des classes populaires. Par contre, il a confirmé qu’il restait toujours le petit soldat dévoué jusqu’à la corde à la défense des intérêts de l'entreprise ou, pour mieux dire, au service des intérêts du patronat et des riches.
Il a redit avec insistance à l'attention du patronat, qui fait semblant de se montrer inquiet, que le pacte dit de responsabilité tenait toujours et que les milliards promis arriveraient comme prévu dans les coffres des patrons. Ce qui n'a pas  empêché le Medef, jamais content, de réagir sur le champ, disant que cela n'allait pas assez vite et que ce n'était pas assez. 

vendredi 5 décembre 2014

Z comme… Zou, à la porte !

Groupe Zannier – Saint-Chamond (Loire)

Le groupe Zannier, spécialisé dans la mode pour enfant (marque Z, Chipie, Catimini…) vient d'annoncer un plan de 200 suppressions d'emplois sur les 3500 que compte le groupe. C'est donc l'inquiétude pour les 400 salariés de Saint-Chamond, où sont le siège administratif et un grand entrepôt. Les travailleurs de cette ville, déjà ravagée par le chômage, n'avaient vraiment pas besoin de ça.
Le groupe évoque, comme d'habitude, des difficultés et une concurrence exacerbée, mais cela ne l'empêche pas de réaliser un chiffre d'affaires de près de 800 millions d'euros et un bénéfice, encore l'an dernier, de plus de 3 millions d'euros.
Alors, si vraiment ça marche moins bien pour Zannier, il faut puiser dans les millions de bénéfice accumulés pendant des décennies, et il n'y a aucune raison que ça retombe sur les travailleurs.

lundi 1 décembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 1er décembre

C’EST LE GRAND PATRONAT QU’IL FAUDRA JETER À LA RUE

On aura tout vu, voilà que le patronat organise une semaine de « mobilisation » ! Gattaz, le représentant du Medef, qui regroupe des grands patrons comme Pinault, Arnault ou Dassault, parle, sans rire, de la « souffrance des patrons ». 
On imagine combien les fins de mois doivent être difficiles pour ce grand patronat qui se partage les dividendes des grands groupes. On imagine la souffrance des grands actionnaires de L’Oréal qui doivent se contenter des 2,9 milliards de profits nets quand la BNP Paribas en affiche 4,8 et Total 8,4 ! 
Quant au PDG de Sanofi qui a gagné 8,6 millions d'euros en 2013, soit 500 années de Smic, et Bernard Arnault, le patron de LVMH appointé à 8 millions, on les voit bien dénoncer les hausses d’impôts autour d’un repas à quelques centaines d’euros.

mardi 25 novembre 2014

Editorial de Lutte Ouvrière du 24 novembre

FLORANGE : LE SYMBOLE DE LA SERVILITE DE HOLLANDE VIS-A-VIS DE LA BOURGEOISIE

Hollande est retourné à Florange pour poser la première pierre de l’Institut de métallurgie du Val de Fensch et vanter la « Lorraine du futur ». Il prétend faire de la région une « Silicone valley » de la métallurgie. De qui se moque-t-il ? 
Il y a deux ans, Hollande a entériné la fermeture des hauts fourneaux de Florange. Il n’y a donc plus d’acier produit sur place. Le site de transformation tourne à plein mais il est désormais dépendant de l’acier importé et rien n’empêche plus ArcelorMittal de déplacer cette production dans l’avenir.
Quant à la « réindustrialisation » de la Lorraine, elle se résume pour l’heure à la mise en place d’un laboratoire de recherche publique qui créera… 15 emplois. 15 emplois, pour une vallée de la Fensch où le taux de chômage est de 17 % à Hayange, Uckange ou Gandrange, où les petites entreprises et les commerces survivent difficilement, voilà la réponse du gouvernement !