lundi 7 décembre 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 7 décembre 2015

Les leçons du premier tour des élections régionales

Les résultats de ce premier tour des élections régionales reflètent l'évolution réactionnaire de la société en même temps que la désorientation de l'électorat populaire et la perte de repères de la classe ouvrière.
Son expression la plus frappante est la progression en voix du Front national dans la quasi-totalité des régions, ce qui lui a permis d'arriver en tête dans six d'entre elles.
L'expression électorale du recul ne se limite cependant pas à cela. La campagne électorale de la droite a été entièrement dominée par sa compétition avec l'extrême droite sur le terrain de cette dernière.
Quant au Parti socialiste, non seulement il a repris à son compte le langage sécuritaire du FN, mais étant au pouvoir, il en a réalisé l'application en instaurant l'état d'urgence, d'une efficacité limitée pour combattre le terrorisme mais qui étouffe la contestation de la politique gouvernementale sur sa gauche et pèse sur les mouvements sociaux.

mardi 29 septembre 2015

Déclaration d'André Moulin au conseil municipal du 22 septembre 2015

Au sujet de la fermeture du bureau de poste de Saint-Julien

"Monsieur le maire, 
A travers mes courriels et courriers que je vous ai adressés, j’ai relayé les craintes des habitants de Saint-Julien. Ces craintes étaient fondées puisque le bureau de poste fermera définitivement fin octobre. 
C’est la suite logique de la politique de La Poste. En effet, depuis 2 ans, elle a organisé la baisse de fréquentation de ce bureau : réduction des plages horaires (fermeture les mercredis et samedis et, les autres jours, ouverture seulement les matins), en plus des fermetures inopinées sans explication, certains jours, au gré du planning de La Poste, puisqu’il n'y a plus de titulaire, réduction de l’offre des services...
Cela ne pouvait qu'avoir une incidence négative sur la fréquentation et permettre de justifier, maintenant, la fermeture.

lundi 28 septembre 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 28 septembre 2015

DES BOMBES POUR LA SYRIE ET DES BARBELÉS POUR LES RÉFUGIÉS 

Les principaux dirigeants de la planète sont réunis à New York pour l’assemblée générale de l’ONU. La Syrie sera leur sujet principal. Oh, ils ne discuteront pas de l’aide humanitaire urgente à apporter aux millions de réfugiés syriens, ce n’est pas leur problème ! Ils discuteront alliances - y compris avec des dictateurs sanglants-, bombardements, guerre.
Que la réunion débouche ou pas sur un accord, il ne fait plus de doute que les grandes puissances vont intensifier la guerre contre Daech en Syrie avec, peut-être dans quelques mois, une nouvelle intervention terrestre. Une fois de plus, on nous explique que la guerre est la seule façon de rétablir la « stabilité » dans la région. Mais quelle stabilité y a-t-il en Afghanistan ou en Irak après des années de guerre et d’occupation américaine ? 

lundi 21 septembre 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 21 septembre 2015

TSIPRAS MET LA GRÈCE EN ORDRE DE MARCHE POUR L’AUSTÉRITÉ 

Avec plus de 35 % des suffrages exprimés, Syriza a remporté les législatives grecques. Tsipras est donc élu pour la seconde fois. Mais la vague d’espoir soulevée par la victoire de Syriza en janvier dernier a laissé la place à beaucoup de désillusions. 
L’abstention de 44 %, un record en Grèce, en témoigne. Et comment ne pas comprendre ceux qui ont boudé les urnes quand leur vote de juin dernier -61 % contre le programme d’austérité- a été piétiné et utilisé pour faire la politique contraire ? Quoi d’étonnant qu’ils n’aient pas eu envie de choisir quand les deux grands partis présentaient le même programme d’austérité ?  
Cette désillusion est aussi présente parmi ceux qui ont voté Syriza. Ils savent bien qu’une nouvelle cure d’austérité les attend. Tout ce qu’ils espèrent désormais, c’est qu’elle soit un peu moins dure avec Syriza qu’elle ne l’aurait été avec la droite. 

mardi 15 septembre 2015

Editorial de Lutte Ouvrière du 14 septembre

RECONSTRUIRE UN PARTI DE CLASSE 

Quoi qu’en disent ceux qui veulent ravaler la fête de l’Humanité au rang de simple festival de musique, elle reste, comme on l’a vu ce week-end, le plus grand rassemblement populaire et militant du pays. Cette fête ne pourrait en effet pas se tenir sans le dévouement bénévole de milliers de militants et de sympathisants du Parti communiste. Et elle reste un rendez-vous important pour ceux des travailleurs qui veulent discuter de la situation politique et aspirent à changer le monde. 
Mais si l’on s’en tient aux discours des dirigeants du PCF, changer le monde restera un rêve car il n’y a plus rien dans leur politique qui permette de comprendre la société capitaliste, sa division en classes sociales et la lutte fondamentale que les travailleurs ont à mener pour le pouvoir politique. C’est aussi en vain que les travailleurs chercheront auprès du PCF une politique représentant leurs intérêts immédiats. Ce n’est d’ailleurs plus le cas depuis longtemps.